
Depuis la mise à jour du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) en 2025, de nombreux propriétaires souhaitent optimiser le classement de leur bien. Trois techniques d’isolation sont régulièrement évoquées : l’isolation intérieure, l’isolation des combles et l’isolation extérieure.
L’isolation des combles
Lorsque nous conseillons les propriétaires, nous commençons toujours par les combles. D’ailleurs, c’est la solution la plus efficace au rapport coût/bénéfice. Sachez qu’une isolation de 200 mm en laine de roche ou en mousse de polystyrène réduit les pertes calorifiques de 30 à 35 %.
Sur le plan du DPE, ce travail rapporte 2 à 3 points. Un logement qui affichait initialement la classe F peut ainsi passer directement à la classe D, parfois même à B lorsqu’il est couplé à un système de chauffage à haute performance.
L’isolation intérieure
L’isolation par l’intérieur consiste à poser des panneaux isolants sur les murs intérieurs. C’est une technique qu’on utilise souvent lorsque le propriétaire ne peut pas toucher la façade (problèmes de permis de construire, de voisinage, copropriété…). La mise en œuvre est rapide et ne modifie pas l’apparence extérieure du bâtiment. Toutefois, elle réduit la surface habitable.
En termes de DPE, l’isolation intérieure permet de gagner 1 à 2 points. Par exemple, avec une épaisseur de 100 mm de polystyrène rigide, un bien classé F peut atteindre la classe E.
L’isolation extérieure : la solution la plus complète
Lorsque les moyens le permettent, l’isolation extérieure (ITE) reste la technique la plus performante. En enveloppant l’ensemble du bâtiment, elle élimine les ponts thermiques et améliore la qualité de l’air intérieur. Une ITE de 150 mm d’épaisseur (par exemple en polystyrène expansé) diminue la consommation énergétique d’un logement de 40 à 45 %.
Sur le DPE, ce gain se traduit par 3 à 4 points d’amélioration. Un logement initialement en classe E peut ainsi atteindre la très recherchée classe A. Cependant, le volet financier est cependant plus important, car le coût varie de 70 000 € à 120 000 € selon la surface et la complexité du bâti. L’obtention d’un permis de construire est également souvent nécessaire.